Google My Business : vers la fin des suggestions d’utilisateurs

Google My Business : vers la fin des suggestions d'utilisateurs

Désormais élément indispensable de la présence sur le web de toutes les sociétés, des plus petites aux plus grandes, les fiches Google My Business sont devenues un standard. Outre le fait d’afficher clairement les informations de première nécessité des entreprises avec un accès rapide à l’adresse de l’établissement et à son numéro de téléphone, l’encadré de Google, disponible en belle place sur les SERPs, donne de plus en plus d’informations utiles aux internautes.

Petit à petit, Google agrémente ses fiches Google My Business de nombreux éléments. Si les horaires d’ouvertures sont affichées depuis longtemps, d’autres informations apparaissent en bonne place. Lien de réservation, distance kilométrique du lieu où se trouve l’internaute, voire horaires d’affluence : les détails fourmillent, et s’ils diffèrent suivant l’activité du professionnel, ils augmentent invariablement, quels que soient les domaines.

En théorie, un outil participatif et méritocratique

En tant qu’outil gratuit, la question se pose de savoir comment Google My Business obtient et agrémente ces informations. Et c’est là où l’épée se révèle à double tranchant. Là où d’autres services payants, annuaires plus ou moins spécialisés et agrégateurs d’avis, proposent un contrôle accru sur la modération des avis d’utilisateurs et verrouillent les données sensibles, Google My Business joue à fond la carte du web participatif et fait confiance aux utilisateurs pour gérer les informations professionnelles.

L’argument est simple. Concernant les données factuelles (adresse, numéro de téléphone, horaires d’ouverture), les bons samaritains seront toujours ceux qui seront les plus rapides et les plus aptes à signaler tout changement, surtout si le propriétaire de l’établissement gère peu ou pas sa fiche Google My Business. Pour les avis, le propos est encore plus direct. En amputant la boutique, l’atelier ou l’entreprise de la possibilité de supprimer des avis moyens ou négatifs, en se dégageant de tout aspect commercial ou économique, Google avance que sa plateforme est, de fait, transparente et honnête par nature.

Dans la pratique, confusion et bientôt, changement

Dans la droite ligne de la méritocratie californienne inspirée des systèmes universitaires, l’esprit de Google infuse en Google My Business. En pratique, le propriétaire de la fiche My Business possède tout de même un contrôle sur ses informations. Sur sa page d’administration, il peut valider ou non les changements envoyés par les utilisateurs, suivant s’ils sont pertinents ou non. Il garde le contrôle sur les photos qui lui sont envoyées, et peut répondre aux avis mitigés ou négatifs. Toutefois, impossible de clairement limiter les abus. La frontière entre acceptation de modification automatique ou modérée est, comme c’est souvent le cas avec Google, très floue et soumise à son appréciation.

De même, s’il existe la possibilité de supprimer un commentaire malveillant, les critères sont extrêmement strictes et doivent comporter injures ou diffamation explicites pour être effectivement supprimées, après demande expresse. Rien qui ne permet de contrer de manière efficace les “trolls” et autres dégradations volontaires d’image publique de marque, comme c’est le cas face à une compétition qui frappe parfois en dessous de la ceinture, ou à des clients peu scrupuleux.

Fermeture des suggestions d’utilisateur de My Business

Dès lors, difficile pour les professionnels, et encore plus pour les agences web, de gérer avec brio des comptes Google My Business dont on ne sait plus si la bonne ou la mauvaise réputation est loyale ou déloyale. Contactés par nos soins quant à ces difficultés, Google nous a répondu :

Il est possible que certaines de ces informations aient pû être modifiées suite à des suggestions d’utilisateurs mal intentionnés. Je peux vous confirmer que cela ne sera plus possible à partir du mois de Mars : en effet l’outil permettant de faire ces suggestions sera fermé le 1er Mars.

Une décision logique, qui va dans le sens du développement de Google My Business. Un outil de plus en plus puissant et complet, que Google compte bien imposer comme rampe de lancement des entreprises – en commençant par les PME et TPE. La meilleure preuve en est la mise en place, en version beta, d’un outil de création de site internet simple et gratuit via l’interface de My Business en Inde et, dans une moindre mesure, en Australie.

Google My Business est-il destiné à devenir l’outil indispensable à la création d’une entreprise ? L’avenir proche nous le dira. Pour une présence complète et maîtrisée sur internet, découvrez les différentes offres de conception de site vitrine et de référencement SEO de Pimlicom.